La reine Margot d’Alexandre Dumas

Voici ma participation au challenge Un mot, un titre organisé par Calypso et pour cette session, c’était le mot « reine » qui était à l’honneur ! Cette lecture me fait aussi avancer dans mon baby challenge historique 🙂

Note: 3,5/5

L’histoire

Marguerite que l’on surnomme Margot a de l’ambition. Lorsqu’elle est mariée à Henri de Navarre, elle y voit une chance d’accéder au trône et de s’assurer qu’elle règnera sur un royaume. Dans le feu de l’action, elle rencontre le comte de La Mole et son brave compagnon Cocoonas qui vont l’aider à conspirer et déjouer les plans de la reine Catherine.

Entre complots politiques et amours interdits, Alexandre Dumas nous transporte une fois encore au cœur des intrigues de la cour parisienne.

Mon avis

J’ai retrouvé avec plaisir la plume d’Alexandre Dumas ! Bien que ce roman ne soit pas mon préféré de l’auteur, j’ai apprécié ma lecture et j’ai été assez surprise.

L’intrigue est très politique. Le roman a pour nom La reine Margot, mais cette reine n’est qu’un pion dans toutes les histoires politiques qui sévissent à la cour. Beaucoup de personnages se côtoient et chacun a ses motivations plus ou moins obscures. Le livre commence quelques jours avant le massacre de la Saint Barthélémy, tristement célèbre pour la façon dont les protestants ont été tués sans hésitations pendant cette nuit. Or, le roi de Navarre est protestant. Dans le livre, Margot va tout faire pour aider son mari et le soutenir, quitte à comploter contre sa propre famille. Les deux époux entretiennent une situation d’alliés. Ils ont chacun leurs amours de leur côté et ne s’en tienne pas rancune.

Contre eux, dans le rôle du conspirateur, on retrouve la reine mère Catherine de Médicis. Elle est présentée comme une femme superstitieuse qui ferait tout pour que sa lignée reste sur le trône. Elle a aussi un penchant pour les poisons. Persuadée qu’Henri de Navarre est destiné à régner à la place de ses fils, elle va tout faire pour s’en débarrasser. S’ensuit une série de péripéties et complots auxquels Henri de Navarre va échapper, soit par l’intervention d’amis et d’alliés, soit par hasard. C’était assez plaisant de lire cette succession de coups du sort qui sauvent la vie à Henri de Navarre.

Dans ce roman, j’ai trouvé les personnages un peu plus développés que dans les autres Dumas que j’ai pu lire. Par exemple, le roi Charles m’a beaucoup intrigué. On ne comprend pas tout à fait ses motivations, il semble capricieux mais en même temps il est parfois assez juste. Je ne savais pas trop de quel côté il était bien qu’il soit souvent manipulé par sa mère. Le duo de La Mole et Cocoonas m’a aussi beaucoup amusé. La Mole est l’amant de la reine Margot tandis que Cocoonas est celui de la duchesse de Nevers. Ces amours interdits prennent une place assez importante dans l’histoire et par moment, j’étais un peu lassée de ces manières de l’époque qu’ils avaient de se plaindre et de se lamenter sur leur sort – du genre, « est-ce qu’elle m’aime vraiment ? »  – à tout bout de champ.

L’ensemble du livre est guidé par ces intrigues politiques: Catherine de Médicis cherche à écarter définitivement Henri de Navarre tandis que le camp des protestants cherche à rétablir le roi de Navarre et lui redonner une légitimité.

En refermant le livre, je me suis rendue compte que les véritables héros de ce livre était bien La Mole et Cocoonas. La fin m’a d’ailleurs laissé perplexe, je ne m’y attendais pas.

J’étais intriguée par l’Histoire de ce couple royal et il apparaît que dans la vraie vie, ce couple a été beaucoup moins heureux que dans le roman. Henri de Navarre finit effectivement par arriver au trône et Marguerite de Valois – la reine Margot – avait beaucoup moins de classe que dans le livre !

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24 réflexions sur “La reine Margot d’Alexandre Dumas

  1. Ah, la fin m’avait brisé le coeur personnellement, j’étais attachée à ce duo ! Moi aussi, le roi Charles m’a beaucoup intrigué, à la fois bourreau et victime. Très intéressant comme portrait. Et j’ai adoré détester cette vieille peau de Catherine de Médicis 🙂
    Merci de ce billet, ca rappelle des chouettes souvenirs de lecture !

    • C’est vrai que je ne m’attendais pas du tout à la fin et jusqu’au dernier moment, je pensais qu’il allait y avoir un retournement de situation!! Mais non…
      C’est vrai qu’on adore détester Catherine de Médicis et voir ses plans déjoués les uns après les autres 🙂

  2. Je l’ai lu, lu, lu et relu, j’adore ce bouquin ! Un peu déçue par l’adaptation cinématographique, mais Adjani reste magnifique en Reine Margot. Je suis contente que tu l’aies enfin lu 🙂

    • La plume du Dumas est assez facile à lire si tu veux te lancer! Mais je te recommanderais plutôt les Trois mousquetaires pour un premier livre même si c’est Le comte de Monte Cristo que j’ai préféré (mais c’est beaucoup plus long)! 🙂

  3. Il s’agit d’un de mes classiques préférés et j’aime également le film, Adjani est sublime dedans! Merci pour ce rappel, j’ai du coup très envie de le re-re-relire

  4. Je ne pense pas avoir déjà lu un de ses livres mais il faudra que je tente. Ca fait longtemps que je n’ai pas lu de classiques.

  5. J’ai ce roman dans ma pal, j’adore Dumas et j’ai adoré revoir le film dimanche dernier à la télé 🙂 Merci pour ton avis qui me donne envie de me plonger dans le livre! J’ai aussi apprécie avoir lu Charly IX de J. Teulé pour le coup 🙂

  6. Pingback: "Et vist jusqu’à son nom mourir avant sa mort" | Cunéipage

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