Roman d’horreur d’Arthur Ténor

Merci à Babelio et aux Editions Scrinéo pour ce livre reçu lors de l’opération masse critique !

Editeur: Editions Scrinéo (204 pages)

Note: 3,5/5

L’histoire

Après une soirée à regarder un film d’horreur plutôt décevant, Cédric entraîne ses amis Valentin et Zoéline dans une expédition dans la Maison de l’horreur de la rue du Commandant Rousseau. Dans cette maison, mère et enfants ont été tués par le père de la famille.

Bien sûr, les trois adolescents ne croient pas aux fantômes, pourtant Valentin ne va pas en croire ses yeux lorsqu’il fait une rencontre plutôt effrayante dans cette maison qui ne va pas rester sans conséquences.

Mon avis

Avant toute chose, je tiens à préciser que ce livre est écrit pour les plus jeunes. Il est court et les protagonistes ont 13 ans. Une fois cette information assimilée, je me suis régalée et c’est le genre de livre que j’aurais adoré lire il y a quelques années !

Cédric, Valentin et Zoéline – quel joli prénom ! – sont trois collégiens comme les autres. Ils sont à l’âge où les hormones commencent à faire des siennes, où ils doivent se soucier de leurs devoirs, où ils sont assez insouciants du reste et aventureux ! Mais ce sont trois jeunes plutôt entreprenants, le genre de jeunes héros que j’aime bien ! Ils n’hésitent pas à foncer, à interroger les gens et à se mettre en danger – même si c’est peut-être plus de l’inconscience que du courage !

On se retrouve embarqué dans une enquête sur ce qu’il s’est passé dans cette Maison de l’horreur. Presque tout porte à croire que le père a massacré le reste de sa famille, pourtant, quelques éléments prouvent le contraire et Valentin se retrouve pris malgré lui dans cette histoire dont on lui demande de trouver le fin mot. On est en plein dans un univers fantastique plein de fantômes et d’ombres qui rôdent. J’avoue avoir eu par moment des frissons et la chair de poule en lisant le livre – surtout le soir chez moi avec mon parquet qui grince et mon chat qui se balade dans la maison. L’auteur a une plume plutôt agréable et on suit avec plaisir ce trio.

Valentin est le personnage principal du livre car c’est lui qui voit des choses étranges et lui qui mène l’enquête bien qu’il soit aidé de son acolyte de toujours, le brave Cédric ! Tous ces personnages sont attachants et ils m’ont bien fait sourire.

Par contre, les pages passent trop vite ! L’action principale se déroule sur quelques jours à peine, on passe beaucoup de temps dans cette Maison de l’horreur. Mais c’est assez bien mené. Je trouve tout de même que ces jeunes ont beaucoup de liberté pour leur âge et que tout le monde leur répond un peu facilement – par exemple le vieil inspecteur de police leur montre la photo du cadavre du père pendu.

Il faut garder en tête que c’est un livre jeunesse mais il devrait ravir les plus jeunes pour les fêtes d’Halloween !

Que vous aimiez Martin Gray. ou Alexandre Jardin., Oscar Wilde. ou Mort sur le nil., Babelio vous invite toute l’année à découvrir des avis sur des livres. ou des extraits d’oeuvres. en allant sur Babelio.com.

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35 réflexions sur “Roman d’horreur d’Arthur Ténor

  1. je sais pas encore si j’arriverais à lire des livres fait pour les ados. pour dire j’avais même tenter de lire les chroniques de Narnia mais j’avais l’impression de lire un livre pour enfant…

    • Je comprends, il m’a vraiment fallu quelques pages pour me remettre dans le contexte parce que c’est vrai que c’est très jeunesse! Tiens, je n’ai jamais lu les chroniques de Narnia mais c’est sûr que je n’apprécierais sûrement pas autant que si je les avais lu en étant plus jeune!

  2. Pingback: C’est lundi, que lisez-vous? [30] | La tête dans les livres

  3. Eh bien moi je dis : j’achèèèèète !!!! voilà un genre qui pourrait me plaire et en plus un livre court me donnera l’impression de lire vite !!!!!!! Merci pour tant de variété dans tes lectures !!!

  4. Bon bah moi qui suis à fond jeunesse en ce moment je le note ^_^ Comme je l’avais dis à Phebusa je crois, j’aime bien ce genre d’ambiance en plus dans les romans donc j’ai bien envie de me le procurer !

  5. C’est ce qui me dérange un tout petit peu avec les livres d’Arthur Ténor : ils sont vraiment catalogués jeunesse. Pour autant, celui-ci me tente beaucoup… Je verrais 🙂

  6. Bonjour,
    D’abord, puisque j’en suis l’auteur, un grand merci pour votre présentation de ce premier Roman d’horreur. Vous avez tout à fait raison d’insister sur le fait que c’est de la littérature jeunesse, ce qui explique je me suis un peu freiné sur le gore, mais j’avais peut-être tort.
    Je voudrais également apporter une nuance sur la fin de votre chronique, à propos de la facilité à montrer une photo de cadavre. Comme cela m’intriguait, je suis allé relire le texte et (ouf !) ce n’est tout de même pas si simple. Voici l’extrait :
     » Il (le commissaire) souleva quelques feuillets dactylographiés, puis s’empara d’une pochette dans laquelle étaient rangées des photographies. Il en sélectionna soigneusement quelques-unes, davantage pour faire plaisir à ces deux jeunes curieux, que pour leur apporter une quelconque information inédite. Avec des yeux avides d’enfants à qui on montrerait des photos secrètes du Père Noël, les garçons se penchèrent sur les quelques clichés que le policier aligna devant eux sur son bureau. Il y avait le couloir avec quelques taches de sang sur le parquet, le poignard ensanglanté qui gisait sur le dallage à damier du vestibule, sous le père pendu dont on apercevait les pieds.
    Valentin eut brusquement envie de demander :
    – Est-ce que vous avez une photo de M. Collinsky ?
    Et il précisa en regardant le commissaire droit dans les yeux :
    – Pendu.
    – Oui, mais je ne peux pas te les faire voir, parce que ne sont pas des images à montrer à des enfants.
    – Je vais avoir quatorze ans, vous savez.
    Cédric vint à sa rescousse :
    – Et question macchabée, on en a vu d’autres. On peut même vous dire que dans nos jeux vidéo, ça y va la cervelle décalquée au plafond ou le sang qui gicle sur les murs. Alors vous savez, ce n’est pas un petit pendu qui va nous traumatiser.
    – Sans doute mais… Valentin, pourquoi veux-tu voir ça, précisément ? questionna le commissaire.
    – Je ne sais pas, avoua le garçon avec une moue de perplexité.
    Il y avait quand même une raison, un détail qu’il souhaitait vérifier. Mais il ne tenait pas à la dévoiler, sauf… sauf si le commissaire s’entêtait à vouloir le préserver d’un « choc traumatique ».
    – D’accord, je vais t’en montrer une, mais on ne verra le cadavre que de dos.  »
    Arthur Ténor

    • Bonjour,

      Merci beaucoup pour votre passage ici! 🙂
      Merci également pour la précision sur la photo de cadavre, c’est vrai que dans mes souvenirs j’avais trouvé ça relativement facile, mais on peut dire que le vieux commissaire y va quand même avec des pincettes.
      Je vous souhaite une très bonne continuation et peut-être que j’aurais l’occasion de découvrir d’autres de vos livres 🙂

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