Le diable, tout le temps de Donald Ray Pollock

Pour clore ce mois de février, ma dernière lecture de la sélection du Prix des lecteurs

Titre original: The Devil all the time

Editeur : Editions Le Livre de Poche (408 pages)

Note: 3/5

Quatrième de couverture

De l’Ohio à la Virginie-Occidentale, de la fin de la Seconde Guerre mondiale aux années 60, les destins de plusieurs personnages se mêlent et s’entrechoquent. Williard Russell, rescapé de l’enfer du Pacifique, revient au pays hanté par des visions d’horreur. Lorsque sa femme Charlotte tombe gravement malade, il est prêt à tout pour la sauver, même s’il ne doit rien épargner à son fils, Arvin. Carl et Sandy Henderson forment un couple étrange qui écume les routes et enlève de jeunes auto-stoppeurs qui connaîtront un sort funeste. Roy, un prédicateur convaincu qu’il a le pouvoir de réveiller les morts, et son acolyte Théodore, un musicien en fauteuil roulant, vont de ville en ville, fuyant la loi et leur passé.

Mon avis

J’ai du mal à résumer les livres que je lis en ce moment! Avec Le diable, tout le temps, je ne savais pas du tout à quoi m’attendre et je ne savais pas comment résumer ce livre qui nous présente une riche galerie de personnages. Ça a été une totale découverte!

Avec un titre pareil, il y a sans surprise une grande part donnée à la religion. Mais pas le bon côté de la religion, ici c’est plutôt la religion dans ses extrêmes aussi bien du côtés des fidèles que des prêcheurs. Des fidèles dans les extrêmes qui ont une confiance aveugle en Dieu au point que cela en devienne une maladie et des prêcheurs qui ne croient pas moins en Dieu mais qui profitent de leur position.

Dans ce roman très particulier, on suit plusieurs personnages qui ont tous plus ou moins un lien avec les autres. Mais ces personnages représentent une galerie des horreurs, c’est vraiment le mot qui m’est venu à l’esprit lorsque j’ai repensé au livre. Ils sont tous plus pervers les uns que les autres, ils ont des choses à cacher et des comptes à rendre.

Au début du livre, on fait la connaissance d’Arvin, enfant unique d’un couple très amoureux avec un père très croyant. Le jour où sa mère tombe gravement malade, son père le force à prier sans relâche dans les bois sous des cadavres d’animaux en lui faisant croire que sa mère va guérir. Si elle est encore malade, c’est qu’il ne prie pas assez fort. Cet exemple n’est que le premier d’une longue série de portraits. Entre le prédicateur qui pense qu’il peut ressusciter les morts et va jusqu’à tuer sa femme pour le prouver ou le couple de tueurs en série qui sillonne les routes des Etats-Unis, le livre se divise entre bourreaux et victimes.

Le livre n’est pas mauvais, mais le problème avec ce genre de livres et qu’on ne s’attache à personne. Au final les victimes sont trop faibles et les bourreaux sont exécrables. Heureusement que l’écriture de l’auteur est assez fluide et que le livre se lit facilement. Mais j’avoue avoir attendu jusqu’à la fin de voir où l’auteur voulait en venir. Et au final, je ne suis toujours pas sûre. Il n’y a pas vraiment de moral pour dire qu’il y a une justice dans ce monde. Car sans spoiler la fin, je trouve qu’il y a tellement de morts sur le chemin qu’on ne peut pas dire que ça se finit bien. On a bien sûr une grosse critique des Etats-Unis à cette époque et des prédicateurs, mais je n’ai pas plus accroché que ça.

Pour conclure, un roman que je ne garderais pas en tête très longtemps, il se lit mais on ne tourne les pages que pour découvrir une surenchère dans la perversion et le mal. Je le recommanderais donc à ceux qui ont le coeur bien accroché et qui aiment lire ce genre de livre qui brosse un tableau noir de la société de l’époque.

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22 réflexions sur “Le diable, tout le temps de Donald Ray Pollock

  1. Pourquoi pas. Je n’aime pas trop quand ça parle trop religion mais si on nous présente le mauvais côté de la chose, ça doit être assez intéressant.

  2. ça m’a l’air bien glauque… déjà que je suis pas fan de la religion dans ses extrêmes, si en plus on ajoute des serial killer ! XD Après, je me dis que quelque fois tomber sur ce genre de livre c’est aussi pas mal. J’aime bien sortir de mes sentiers battus 😉

    • Oui, glauque c’est le mot!! Effectivement, je ne regrette pas du tout ma lecture, ça m’a permis de lire quelque chose de différent mais je t’avoue qu’après, j’avais envie d’un truc plus léger ^^

  3. J’aime le glauque parfois donc je note la référence si j’ai une soudaine envie de ce genre de lecture ^^
    Merci pour la découverte !

  4. Pingback: C’est lundi, que lisez-vous? [49] | La tête dans les livres

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