La maison de Sugar Beach d’Helene Cooper

Voici une autobiographie très bien écrite que j’ai vraiment apprécié 🙂

Titre original: The House at Sugar Beach

Editeur : Editions Le Livre de Poche (432 pages)

Note: 4/5

L’histoire

Helene Cooper est née au Liberia, descendante des premiers Américains venus s’installer en Afrique, elle est ce qu’on appelle une Congo. Elle fait partie de la classe privilégiée des Libériens et vit avec sa famille dans la maison de Sugar Beach. Mais suite à un coup d’Etat, tout ce qu’elle a connu est bouleversé. Elle est obligée de fuir le pays avec sa famille et commence une nouvelle vie aux Etats-Unis.

Mon avis

Je ne lis pas beaucoup d’autobiographie, mais pas parce que je n’aime pas ça, plutôt parce que l’occasion se présente rarement. J’ai vraiment beaucoup aimé cette autobiographie. La plume d’Helene Cooper est vraiment fluide, on rentre dans son histoire avec plaisir.

Dans son récit, elle alterne entre ses souvenirs et les évènements politiques qui se passent au Liberia en partant des premiers Afro-américains venus s’installer en Afrique. J’ai beaucoup appris sur ce pays que je connaissais peu et le livre était très instructif. J’avais par exemple oublié que le Liberia était un pays d’Afrique créé par d’anciens esclaves libérés des Etats-Unis.

J’ai mis un peu de temps à rentrer dans l’histoire car au départ, il y avait beaucoup d’explications d’expressions locales et j’étais un peu déroutée par ces digressions sur l’histoire du Libéria. Mais au final, je me suis laissé emporter par la plume d’Helene qui a eu une enfance plutôt rose jusqu’au coup d’Etat. Faisant partie de la classe privilégiée, elle vivait dans une immense maison, la maison de Sugar Beach. C’est là qu’elle était avec sa mère et son père, sa sœur et tous les autres enfants de son père. Mais aussi avec Eunice, en quelque sorte sa sœur adoptive. J’ai beaucoup aimé Eunice, cette jeune fille pauvre, recueillie par la famille Cooper. Au départ, j’avais trouvé l’idée d’adopter une petite fille dont la famille ne vit pas très loin mais est pauvre, assez étrange.

Et puis survint le coup d’Etat. Cela représenta un changement dans la vie du pays et dans la vie des classes privilégiées. Helene et sa famille durent partir aux Etats-Unis mais furent contraints de laisser Eunice au Liberia. A ce moment-là, j’ai vraiment eu mal au cœur pour elle et même pour les Cooper qui aiment beaucoup Eunice. Le fait que c’est une histoire vraie rend tout plus intense. Il y a des moments assez durs dans le livre. A chaque fois, lorsque je me rappelais que ces faits étaient réels, je ne pouvais pas m’empêcher d’éprouver beaucoup d’empathie et de sympathie pour l’auteure.

Je ne sais pas si pour une autobiographie on peut parler de « spoiler » la fin, mais sans vouloir en dire trop – ne lisez pas la quatrième de couverture du livre si vous ne voulez pas trop en savoir – j’admire beaucoup ce qu’est devenu Helene Cooper. Elle a eu une très belle carrière, elle a longtemps évité son pays d’origine, mais elle lui rend maintenant un bel hommage avec cette autobiographie.

C’est donc un livre que j’ai beaucoup apprécié, un genre que je ne lis pas beaucoup mais qui au final a su me transporter. Je le conseille à tous les amateurs d’histoires « vraies » mais aussi ceux qui veulent en savoir plus sur le Liberia car l’auteure y aborde l’histoire de manière vraiment intéressante, surtout celle des premiers habitants.

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23 réflexions sur “La maison de Sugar Beach d’Helene Cooper

  1. C’est vrais qu avec un livre autobiographique les mots les mots n ‘ ont pas la même valeurs. Ta lecture me donne très envie

  2. Je lis également très peu d’autobiographies, un peu parce que je n’y pense pas, car il y en a de très belles ! en tout cas, celle là a l’air très intéressante 🙂

  3. je suis pas très autobiographie non plus, en fait, il faut dire que je ne lis pas trop de romans qui n’ont pas un côté surnaturel ! XD Mais je sors de plus en plus de mes sentiers battus ces derniers temps. En tout cas, l’histoire a l’air intéressante et touchante aussi. Surtout que le point de vue doit être assez original vu les changements « d’univers » différents de la narratrice.

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