Swamplandia de Karen Russel

Voici un livre avec une certaine poésie sur une famille qui a des difficultés mais fait tout pour s’en sortir. C’est la deuxième lecture de ce mois-ci pour la sélection du prix des lecteurs!

Titre original: Swamplandia!

Editeur : Editions Le Livre de Poche (476 pages)

Note: 3,5/5

L’histoire

La famille Bigtree vit en Floride sur une île dans les Everglades, au milieu des alligators. Ils en ont d’ailleurs fait leur métier : leur parc d’attraction accueille des touristes chaque jour et des spectacles y sont organisés. Leur star, c’est Hilola Bigtree, la mère de trois enfants et l’épouse aimante du chef Bigtree. Lorsque le cancer emporte Hilola, le parc d’attraction se retrouve déserté par les touristes. La jeune Ava, 13 ans, tente de trouver des solutions pour sauver le parc. La cadette, Ossie, vit une drôle de relation avec un fantôme. Et l’aîné, Kiwi, va se réfugier sur le continent. Que vont-ils devenir?

Mon avis

Swamplandia est le genre de livre que je n’aurais probablement jamais regardé juste avec la couverture et le titre! Mais d’après la quatrième de couverture, le livre va être adapté à la télé par HBO, peut-être que je m’y serais intéressé à ce moment là. Quoiqu’il en soit, je ne regrette pas du tout cette lecture.

Dès les premières pages, on apprend la mort d’Hilola, c’est donc un personnage que l’on ne rencontre qu’au gré des souvenirs de sa famille. Elle semblait être le pilier de la famille mais aussi celle qui faisait que tout fonctionnait. Le père, qu’ils appellent Chef Bigtree, essaye de montrer un optimisme infaillible mais il ne fait qu’enliser la famille dans plus de galères.

Dans ce livre, on suit donc toute la famille Bigtree, plus particulièrement Ava, la petite dernière et Kiwi, l’aîné. Ce qui est original c’est que les chapitres d’Ava sont écrits à la première personne tandis que dans ceux concernant Kiwi, il n’est pas le narrateur principal. Swamplandia est une île, un territoire qui constitue leur parc d’attraction dédié aux alligators. En conséquence, les enfants ont pour principal contact à l’extérieur les touristes qui viennent les voir. C’est étrange de penser qu’ils n’ont jamais rien connu d’autres.

Dans la famille Bigtree on a donc Ava, prête à tout pour sauver le parc, je l’ai trouvé adorable. Ossie, la grande soeur qui voit des esprits et tombe même amoureuse de l’un d’eux. Elle s’enferme dans cet environnement de mort tandis qu’Ava y assiste, impuissante. Puis Kiwi, l’ainé qui va tenter de gagner de l’argent en allant sur le continent. Le père est finalement assez peu présent.

J’ai trouvé le livre très triste. Pourtant, il est loin d’être larmoyant. Les enfants Bigtree ne se plaignent quasiment jamais et tout le monde est plein de bonne volonté pour sauver le parc! Mais la mort est omniprésente, que ce soit par la mort de leur mère ou par les esprits qu’Ossie, la cadette, voit et avec qui elle communique.

La vie est loin d’être facile pour eux et les voir essayer de s’en sortir est vraiment touchant. Chacun a sa personnalité et on a envie que cette petite tribu parvienne à sauver le parc et soit de nouveau réunie. En lisant le livre, j’ai ressenti comme une nostalgie. Une nostalgie pour eux de voir leur vie passée s’en aller tandis qu’ils essayent de la retenir tant bien que mal. Chacun réagit à sa façon et ce n’est pas toujours ce à quoi on s’attend. Je vous le recommande si vous aimez les histoires familiales touchantes, suivre des enfants pleins de bonne volonté et si vous voulez faire un tour dans les Everglades!

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31 réflexions sur “Swamplandia de Karen Russel

  1. Il est vrai que la couverture n’est pas très attrayante, c’est dommage car au vu du résumé et de ton avis, l’histoire a l’air très belle. Du coup, certains lecteurs pourraient passer à côté 😦 merci pour ton avis, bisou

  2. Pingback: C’est lundi, que lisez-vous? [55] | La tête dans les livres

  3. comme toi je n’aurais jamais été attirée par la couverture du coup c’est vrai que je passe très vite à coté, mais il semble que ça aurait été une grave bétise.

  4. Je ne me serais sans doute pas arrêtée dessus, moi aussi… Mais c’était sans compter ta chronique ! Même si j’ai plutôt envie de légèreté en ce moment, je le note : l’histoire m’a l’air très touchante 🙂

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