Si on parlait de… services presses

Si on parlait de...

©La tête dans les livres

Ce rendez-vous est publié le dimanche, toutes les deux semaines. On y parle de livres, de vie bloguesque, de tout et n’importe quoi… le but étant de pouvoir échanger son opinion et son point de vue en toute simplicité mais toujours autour des livres ou de mon blog. Cela me permet de vous donner mon avis et j’espère que vous n’hésiterez pas à vous exprimer également.

Cette semaine:

Si on parlait de… services presses

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Avant de commencer, je voudrais dire que cet article ne concerne bien sûr que ma vision personnelle des services presses, ma propre expérience ou ce que j’ai pu en entendre en discutant avec d’autres blogueuses. J’ai déjà reçu des questions par mails sur les services presses et les partenariats que j’avais avec les maisons d’éditions, c’est pourquoi je me suis dit qu’il serait intéressant que l’on en parle ici. J’espère donc répondre à la plupart des questions que certains se posent même si je ne suis probablement pas une des blogueuses qui reçoit le plus de services presse et je serais ravie de connaitre votre point de vue.

Qu’est-ce qu’un SP (service presse)?

Avant de commencer, je pense qu’il est important de rappeler ce que c’est car même si j’imagine qu’il y a beaucoup de blogueurs qui passent sur mon blog, tout le monde ne tient pas un blog et/ou a des services presses! Un service presse c’est donc tout simplement lorsqu’un blogueur reçoit un livre en échange d’une chronique sur son blog.

Comment je choisis mes services presses?

J’avoue que lorsque je venais tout juste de créer mon blog, j’avais très envie d’avoir des services presses – même si les possibilités étaient limitées à l’époque vu que je vivais à l’étranger. Je me demandais comment faisaient certaines blogueuses pour en avoir autant, mais je me suis toujours mise un point d’honneur à ne pas accepter tout et n’importe quoi car je ne veux pas avoir à me forcer à lire quelque chose qui ne me tente pas juste sous prétexte que c’est « gratuit ».

Il m’est arrivé une fois d’accepter un service presse de la part d’un auteur dont le résumé paraissait prometteur, il s’est avéré que le livre m’a tellement choquée – pour moi, un homme de plus de 30 ans et une gamine de 14 ans ayant des rapports sexuels pas vraiment consentis, j’appelle ça de la pédophilie et ça ne m’intéresse pas – que je n’ai pas fini le livre et je ne l’ai pas chroniqué.

Pour ces lectures en partenariat avec les maisons d’éditions, j’ai personnellement plusieurs moyens de les obtenir.

Tout d’abord, les partenariats Livradict et les masses critiques de Babelio. Je sais qu’il existe bien d’autres forums qui proposent ce type de partenariats, mais ce sont les deux que je fréquente. L’avantage c’est que l’on peut choisir parmi une sélection de livres ceux qui nous font envie. Le désavantage c’est qu’on n’est pas sûr d’être choisi, mais je trouve que c’est déjà une excellente opportunité pour découvrir de nouvelles maisons d’éditions et des livres qui nous font envie.

Le deuxième moyen pour recevoir des des services presses, c’est d’avoir un partenariat permanent avec une maison d’éditions. Je ne sais pas si cela fonctionne pour tout le monde de la même façon, mais chaque mois, on reçoit une sélection de livres et on choisit (ou pas) un ou plusieurs livres que l’on voudrait lire. C’est plutôt sympa comme mode de partenariat. Les plus connus sont peut-être le club R de la Collection R ou encore le club Milady.

En dernier, il y a les partenariats que je qualifierais de partenariats ponctuels. Ceux pour lesquels on est contacté directement par la maison d’édition ou même par les auteurs et qui concernent un ouvrage en particulier. Personnellement, je ne vais jamais démarcher un auteur ou une maison d’édition pour recevoir un service presse en échange d’une chronique. Mais je sais que des blogueurs le font et que ça fonctionne aussi très bien car certaines maisons d’éditions acceptent parfois avec plaisir!

Des avantages oui…

Alors on ne va pas le nier mais avoir des services presses, ça fait du bien au porte-monnaie. Au-delà de ce point, je trouve que c’est une super opportunité pour découvrir de nouveaux livres nouveaux et cela peut aussi permettre d’élargir ses lectures. Personnellement, j’ai pu ainsi découvrir de nouvelles maisons d’éditions et des livres qui m’auraient peut-être tentés sans que je saute le pas et les achète de moi-même.

Mais des contraintes aussi!

Comme je le disais plus haut, ces partenariats sont « gratuits ». Alors oui, on ne paye pas le livre, mais on s’engage à lire le livre et le chroniquer. Il faut reconnaître que les maisons d’éditions nous laissent une grande autonomie notamment sur le contenu de nos chroniques. On n’est pas obligés d’aimer et on peut dire ce que l’on veut. Il ne m’est arrivé qu’une seule fois qu’une maison d’éditions me disent que ma chronique était trop dure, j’avoue ne pas avoir renouveler de partenariat avec cette maison d’éditions. Mais dans l’ensemble, je n’ai jamais eu aucun reproche même lorsque je n’avais pas du tout aimé le livre et je trouve ça vraiment bien que la relation avec les maisons d’éditions soit aussi équilibrée.

J’ai l’impression que un mois pour publier sa chronique à partir de sa date de réception semble être la règle. Il peut également y avoir un nombre de mots minimum demandé ou encore un certain nombre d’informations à préciser (comme la date de parution, le traducteur…).

J’ai envie d’ajouter qu’une autre contrainte est de savoir être raisonnable. Je sais que même si je mets un point d’honneur à ne choisir que les livres qui me font vraiment envie, il faut aussi que je sois raisonnable car je n’ai pas non plus un rythme de lecture effréné et je ne voudrais pas être en retard dans mes chroniques ou même tout simplement en arriver à me forcer pour lire un livre.

Pour conclure

Je sais que pour moi, c’est une super expérience. J’ai fait beaucoup de découvertes de livres que je n’aurais pas forcément lus de moi-même. Mon temps est tout de même limité, donc je n’accepte pas tous les partenariats même si beaucoup me font envie. Mais je trouve qu’il faut savoir rester raisonnable en fonction de son propre rythme de lecture et je ne voudrais pas avoir à me dépêcher pour mes lectures ou encore pour rédiger mes chroniques. Lire doit rester un plaisir! Je vois parfois quelques blogueuses qui se plaignent d’avoir trop de SPs à lire, je trouve ça dommage mais je comprends aussi que parfois, c’est difficile de dire stop.

Images SP

©La tête dans les livres

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Et vous?

Que pensez-vous des services presses? Est-ce que vous allez démarcher vous-mêmes les maisons? Est-ce que vous trouvez que parfois il y en a trop sur les blogs? Avez-vous de partenariats réguliers avec des maisons d’éditions? Est-ce que vous pensez que les blogueurs ont des avis biaisés lorsqu’ils ont reçu un livre en service presse?

N’hésitez pas à participer à ce rendez-vous et à me laisser le lien si ça vous dit, je le mettrais à la fin de mon article.

Le rendez-vous chez vous:

Voyage au bout de la page


Le prochain thème sera: Si on parlait de… pourquoi je tiens un blog

113 réflexions sur “Si on parlait de… services presses

  1. ou je pense que tu as fait bien le tour de la question! Moi je n’ai malheureusement pas de maison d’édition que me propose des SP (même si j’adorerai )

  2. Pingback: Quai des livres… Acheter d’occasion en ligne! | La tête dans les livres

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