La route de Cormac McCarthy

Cela faisait vraiment très longtemps que je voulais lire ce roman, je sais qu’il y a eu un film mais je ne l’ai toujours pas lu. Je ne suis pas ressortie de cette lecture indemne!

Titre original: The road

Editeur: Editions Points (252 pages)

Note: 4/5

L’histoire

Un homme et son fils fuient vers la mer. Ils survivent tant bien que mal sur les routes avec leur caddie et sans aucune certitude de voir le lendemain. Que trouveront-ils une fois arrivés à destination? Mais que cherchent-ils vraiment? Le monde a sombré dans le chaos et l’apocalypse. Le reste de l’humanité s’entretue mais ce père et ce fils portent en eux le feu…

Mon avis

Ce roman a été une vraie torture psychologique pour moi et pourtant, j’ai trouvé que c’était un très bon roman. Ça a été une torture car j’ai eu tellement d’empathie avec les personnages que je ne voulais qu’une chose: que leur calvaire s’arrête. Cet homme et ce petit garçon m’ont brisé le coeur.

On suit un homme et son fils. Ces deux personnages sont complètement anonymes, ils n’ont pas de nom, pas d’âge, il n’y a pas de lieu et on ne sait pas grand chose d’eux à part qu’ils marchent vers la mer. Leur passé est très flou et même ce qui est arrivé à la Terre et aux hommes n’est pas décrit. Pourtant, j’ai trouvé qu’il y avait une vraie force dans l’écriture de l’auteur qui a fait que je me suis tout de suite attachée aux personnages.

Ce roman est donc le récit de leur voyage, un voyage raconté le long d’une succession de paragraphes sans chapitres et sans ponctuation pour les dialogues. C’est au départ un peu perturbant et surtout cela contribue à créer une ambiance un peu oppressante. J’ai trouvé que l’auteur avait réussi à mettre beaucoup d’intensité avec ce récit dépouillé et beaucoup d’émotions.

On se trouve dans un monde post-apocalyptique. Tout est recouvert de cendre et les horreurs s’enchaînent. On ne sait pas depuis combien de temps ils sont sur la route, ni ce qu’il s’est passé mais au final c’est assez secondaire et on finit par ne plus se poser la question pour se concentrer sur leur survie.

Cette relation père-fils m’a beaucoup touché. Le père est prêt à tout pour son fils et le fils est tellement innocent. Leur relation est difficile, elle est unique, leur dépendance l’un de l’autre est poignante. Je vous avoue que j’en arrivais même à avoir envie qu’ils meurent pour que leurs peines prennent finC’est un roman sombre, la mort est omniprésente que ça soit dans l’environnement et dans les dialogues, c’est d’ailleurs choquant de voir un enfant en parler autant.

La simplicité du roman fait que je m’y suis facilement identifié. Qu’aurais-je fait à leur place? On comprend la prudence du père mais aussi l’innocence de l’enfant qui ne veut pas faire le mal.

C’est donc un un excellent roman que je recommande à tous les fans de roman post-apocalyptiques. Ne vous attendez pas à un livre plein d’actions et de rebondissements mais à un roman touchant par sa simplicité et l’efficacité de son récit. À ne pas mettre entre toutes les mains!

NB: je ne félicite pas les éditions Point, il y a beaucoup de fautes de frappe dans ce roman à tel point que j’ai fini par me demander si c’était fait exprès mais je ne pense pas.

29 réflexions sur “La route de Cormac McCarthy

  1. Je n’ai pas lu ce roman ni vu le film. J’aime les romans riches en action et en rebondissements mais j’ai peur que l’aspect apocalyptique de l’intrigue soit beaucoup trop présent et oppressant pour que j’apprécie cette lecture.
    Qu’est-ce qui t’a donné envie de commencer ce roman ?

  2. Ah oui ! J’ai eu la même version que toi, avec plein de coquilles dedans ! Une horreur avec ces « tortue » au lieu de « tordue » !
    Ce roman a été une claque. THE référence pour moi dans le genre post-apo. Je n’ai rien lu de plus fort depuis, et j’y compare toutes mes nouvelles lectures.

  3. Entre l’ambiance et la façon dont le roman est écrit, je ne suis pas sûre d’aimer… Mais c’est cool en un sens que tu es ressentie ce genre d’émotions. ça prouve au moins que le roman a su t’atteindre 🙂

  4. Je me suis rapidement rendue compte que ce genre littéraire n’était pas du tout fait pour moi, à chaque fois je m’ennuie et ça a encore été le cas avec La Route. Je n’ai pas tellement réussi à m’attacher aux personnes malgré ce qu’ils subissent et j’ai trouvé le tout beaucoup trop lent mais je comprends pourquoi il est apprécié.

  5. Je ne suis pas surprise de te voir employer les mots « torture psychologique ». Je n’ai pas lu le livre (un jour, peut-être) mais je me souviendrai toujours du jour où je suis allée voir le film au ciné. Tout le monde est resté un peu sonné dans la salle à la fin de la séance. Je me souviens que mon amie s’est tournée vers moi et m’a dit « heureusement que je n’ai pas vu ce film toute seule » et encore aujourd’hui, près de 10 ans plus tard, je refuse de le regarder seule pour ne pas finir en dépression XD

  6. J’ai vu l’adaptation cinématographique, et l’histoire m’avait particulièrement touchée. On ne peut rester indifférent. Je m’étais dit qu’il fallait que je découvre la version originale mais ça m’était complètement sorti de la tête. Merci pour la petite piqûre de rappel avec ta chronique 🙂

  7. Pingback: Novembre-Décembre… Quel est le bilan? | La tête dans les livres

  8. C’est mon roman préféré. Déjà, je trouve que le style déconcerte. Très peu de ponctuation. Et puis, le fond. Ce père et ce fil dans un univers post apocalyptique. C’est dur, c’est beau. Et, ça te reste pendant longtemps aussi.
    J’ai beaucoup aimé le film également. Viggo offre une fois de plus un jeu intense. A voir selon moi !

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