Bienvenue au motel des pins perdus de Katarina Bivald

Un grand merci aux Editions Denoël pour la découverte du dernier livre de Katarina Bivald qui m’a tout de même un peu laissée sur ma faim!

Titre original: En dag ska jag lämna allt det här

Editeur : Editions Denoël (528 pages)

Traductrice: Lucas Messmer

Date de parution: 07.02.2019

Note: 2,5/5

L’histoire

Alors qu’Henny vient de retrouver son amour d’adolescence, elle meurt bêtement, renversée par un camion. Mais il semblerait que son fantôme ne veuille pas quitter la ville où elle a passé toute sa vie et que même morte, elle y restera! C’est l’occasion pour elle de découvrir ce que ses amis et ses proches sont vraiment devenus tout en les observant faire leur deuil…

Comment surmonteront-ils leur chagrin? Elle est loin de se douter que le motel dans lequel elle a travaillé va devenir un objet de dissension pour la ville…

Mon avis

J’ai commencé le livre en n’ayant aucune idée du sujet et j’ai donc été surprise lorsque j’ai découvert que le personnage principal était morte dès la première page!

J’ai trouvé que l’histoire était plutôt originale et partait d’une bonne intention. Vivre tout le livre à la première personne du point de vue d’un personnage mort.. pourquoi pas! Mais pourtant, je n’ai pas été totalement convaincue. Je n’ai pourtant pas trouvé l’ensemble mauvais mais plusieurs petits points m’ont freinés dans ma lecture.

Tout d’abord le personnage d’Henny ne m’a pas touchée. Il est vrai qu’elle n’a pas une personnalité particulièrement brillante, elle est plutôt fade et effacée. Même lorsqu’elle réalise qu’elle est morte, elle s’énerve deux secondes mais s’en accommode très vite. C’est le genre de personne gentille avec tout le monde sur laquelle personne ne dira jamais du mal car elle n’est pas contrariante.

Puis il y a l’histoire qui tourne autour des amis d’Henny mais aussi de cette ville plutôt conservatrice. On y aborde largement le thème LGBT et l’acceptation par les autres. Au final, la mort d’Henny n’est qu’un prétexte pour rassembler les personnages et faire des flashs backs sur le groupe d’amis mais j’ai eu l’impression que l’auteure voulait surtout faire le portrait d’âmes perdues rassemblées dans un motel. Les personnages ne sont pourtant pas inintéressants… mais l’intrigue avance lentement et j’ai eu beaucoup de mal à voir où tout cela allait mener ce qui a tendance à me frustrer voire à me démotiver dans ma lecture.

On suit donc le fantôme d’Henny sur quelques semaines et j’ai été assez déçue de constater le peu d’influence qu’elle pouvait avoir sur les événements. C’est là que je me suis dit que son personnage ne servait vraiment pas à grand chose à part être la narratrice.

L’auteure traite des sujets un peu difficiles avec pas mal de légèreté et d’humour. Je me suis demandée pourquoi elle avait choisi de positionner son histoire aux Etats-Unis alors qu’elle est suédoise et je pense que c’était pour avoir comme cadre un motel et peut-être pouvoir aborder le combat LGBT d’un point de vue un peu different de ce qu’elle aurait peut-être fait en Suède.

Ce n’est donc pas une mauvaise lecture mais plutôt une lecture qui ne me laissera pas une forte impression. C’est dommage car il y avait de bons éléments, mais j’ai eu un peu de mal avec l’histoire voire je me suis ennuyée par moment ce qui est assez rare.

Je le recommande tout de même à ceux qui voudraient une lecture parlant d’un groupe d’amis qui se retrouvent, de combat LGBT, d’un motel avec des âmes perdues…

13 réflexions sur “Bienvenue au motel des pins perdus de Katarina Bivald

  1. Je suis tombé dessus l’autre jour, la couverture avait titillé ma curiosité ! Dommage que tu ne sois pas plus emballée, l’idée de départ avait l’air chouette.

  2. J’avais été un peu déçue en lisant La bibliothèque des cœurs cabossés, mais pourquoi pas laisser une seconde chance à l’auteure. Je vois que ton avis est mitigé, donc à voir si ce roman croisé ma route. 😉

  3. J’ai aimé les autres titres de cette auteure malheureusement, elle a pour défaut de prendre vraiment son temps et de faire des longueurs… Cela ne m’étonne pas qu’il y en ait dans ce nouveau titre… Dommage, car le sujet semblait intéressant… Mais pour le coup, je me fie à ton avis. A moins qu’un collègue m’en parle en bien, je ne pense pas tenter cette lecture.

  4. Je me le suis achetée parce que je ne rate jamais Katarina Bivald, pourtant ton avis me fait un peu peur :/ J’avais adoré Anita et La bibliothèque des cœurs cabossés, on verra si celui-ci me plait aussi.

  5. Je suis justement en train de le lire. Pour l’instant j’aime bien !
    J’avais beaucoup aimé La bibliothèque des coeurs cabossés, mais qui était déjà assez lent, donc le problème de rythme ne me surprend pas !

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